Transpiration excessive : les solutions naturelles

 

Hormones, odeurs et transpiration

Avec les beaux jours qui reviennent, les aisselles se libèrent et, celles qui ont la malchance de devoir prendre le métro de bon matin, savent bien qu’avec la chaleur, vient son lot d’aisselles humides et d’odeurs peu agréables.

Pour rendre plus supportables les transports en communs et combattre les odeurs de transpiration, qui viennent avec les beaux jours, il suffirait que tout le monde s’applique à utiliser un bon déodorant, non ?

Hélas, quand il s’agit d’odeurs corporelles, comme un peu partout d’ailleurs, nous ne sommes pas tous égaux.

Même si peut sans doute sans trop se mouiller (sans jeu de mots), affirmer que les odeurs de transpiration sont en très grande partie une question d’hygiène insuffisante et que certaines personnes (non, pas toutes les personnes…) ont une relation un peu instable avec l’usage du déodorant, mais ce n’est pas la seule explication !

La transpiration : (encore !) une question d'hormones !

Avant l’adolescence, on transpire, pourtant, on ne sent pas, comment l’expliquer ? 

Avant l’adolescence, la transpiration existe, mais elle est inodore, car elle est sécrétée uniquement par une sorte de glandes sudoripares (= qui produisent de la transpiration) que l’on nomme glandes eccrines. À l’adolescence, avec la puberté (= l’arrivée des poils), une autre sorte de glandes sudoripares s’active : les glandes apocrines.

Ces glandes sont responsables de l’odeur corporelle et aussi indirectement de l’odeur de la transpiration. La sécrétion sudorale (= la transpiration) varie en fonction de différents facteurs comme la chaleur, les efforts physiques et les émotions. La sueur est ensuite dégradée par des bactéries présentent sur la peau. La transpiration en elle-même est inodore, c’est cette dégradation, aka l’intervention des bactéries, qui lui donne son odeur caractéristique.

L’odeur corporelle change avec le cycle menstruel

On ne le dira sans doute jamais assez, avec le cycle menstruel varient tout un tas d’éléments : le sommeil, l’énergie, la libido, la concentration, le poids, l’appétit, les cheveux, la peau… et aussi les odeurs corporelles et la transpiration ! L’odeur (en tout cas si elle est bonne ou mauvaise) est une donnée un peu subjective, mais des scientifiques se sont penchés sur la question : il en ressort que, olfactivement parlant, les femmes sont jugées plus attractives au point culminant de leur cycle, pendant l’ovulation, quand les œstrogènes sont au maximum. 

Une fois encore, la nature a bien rodé son plan : l’ovulation, c’est bien sûr la phase de fécondité maximale, ce n'est donc pas tout à fait un hasard que, sur un plan sexuel, le corps soit plus attirant à ce moment-là.

Un déséquilibre hormonal impacte aussi l'odeur et la transpiration

L'odeur corporelle et la transpiration varient aussi en fonction des différentes phases de la vie, avec les variations des hormones : avec ou sans contraception hormonale, pendant la grossesse, avec la ménopause... Il y a une vraie raison à ça, on vous explique.

Arrêt pilule et odeurs corporelles

Nombreuses sont les femmes qui disent ressentir une transpiration qui sent plus fort (et qui est surtout plus dérangeante) dans les mois qui suivent l’arrêt de la pilule. Il y a plusieurs explications à ça :

Le “réveil” des hormones du cycle menstruel

Sous pilule, le corps vit un cycle “artificiel” grâce aux hormones de synthèse. Le corps ne produit (presque) pas d’hormones propres et le cycle est comme endormi : pas de variations hormonales, pas d’ovulation, pas de cycle menstruel. 

Avec l’arrêt de la pilule, les hormones se réveillent peu à peu et le cycle menstruel se remet en place. Arrêter la pilule (ou une autre forme de contraception hormonale) après de longues années de prise demande souvent une période d’adaptation : il faut réapprendre à connaître son corps et se réhabituer aux variations hormonales et ce sur quoi elles agissent : libido, pertes blanches, sommeil, émotions, appétit…

Arrêt pilule = déséquilibre hormonal

Très souvent, arrêter la pilule cause dans un premier temps un déséquilibre hormonal. Les hormones ayant été “endormies” pendant plusieurs années, il leur faut un certain temps pour retrouver leurs marques et pour que le cycle menstruel se remette en place normalement.

Comme la majorité des pilules ont un effet anti-androgène—elles limitent fortement la présence des hormones dites “masculines”, qui influencent notamment la pilosité, la production de sébum, la libido…—arrêter la pilule signifie souvent une montée en flèche des androgènes. C’est cet excès d’androgènes qui va donner de l’acné, des cycles irréguliers, un excès de pilosité, une chute de cheveux…

Et cet excès d'androgènes peut aussi avoir pour conséquence un changement de l'odeur corporelle :  avec l’arrêt de la pilule, les follicules pileux sont de nouveau plus réceptifs aux androgènes, ce qui signifie que la pilosité augmente dans certaines zones (et parfois trop), mais aussi que les glandes apocrines sont plus actives, or, ce sont bien ces glandes là qui donnent l’odeur corporelle.

Déséquilibre hormonal et transpiration

Un excès de transpiration et une odeur plus forte peut aussi se produire sans lien avec l'arrêt de la pilule ou d'une contraception hormonale. Une transpiration plus forte et plus odorante peut notamment aussi être une conséquence du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un déséquilibre hormonal caractérisé par un excès d'androgènes. 

Avec la ménopause ou la périménopause viennent aussi de nombreux changements d'ordre physique : les œstrogènes baissent, ce qui peut changer l'odeur corporelle. Les bouffées de chaleur sont aussi l'un des symptômes les plus communs de la ménopause et de la périménopause : la régulation de la chaleur corporelle est perturbée, ce qui cause une augmentation de la transpiration (car rappelons le, le rôle de la transpiration est avant tout de rafraîchir le corps).

Le rôle du foie

Le foie fait partie des organes émonctoires, c’est-à-dire qu’il a une fonction de filtre (c’est un peu l’usine de recyclage de notre organisme) : il élimine les déchets, les toxines, les hormones usagées. Sa fonction de “filtre” se joue au niveau du sang : sang usagé -> foie -> sang purifié.

Mais il peut arriver que le foie fatigue (comme quoi, tout le monde a le droit à un petit burn-out de temps en temps). Et quand ça arrive, il n’arrive plus à remplir sa fonction correctement (#100%relate) et, pour compenser (il faut bien que les toxines sortent), d’autres organes doivent prendre le relai temporairement, par exemple via la transpiration.

De la même manière que la transpiration d'une personne qui a passé une soirée un peu arrosée sent plus fort (= le foie doit travailler plus pour éliminer les toxines), la transpiration change en cas de déséquilibre hormonal, quand le foie est surchargé et qu'il n'arrive plus à éliminer toutes les toxines et les hormones usagées (c'est aussi ce qui va provoquer l’acné : la peau essaie d’éliminer un surplus de toxines, qui viennent boucher les pores et causer de l’inflammation et des boutons). 

Les solutions

Heureusement, arrêter la pilule ou vivre un changement hormonal ne veut pas dire qu’on doit se résoudre à sentir fort pendant plusieurs semaines, voire mois, en attendant que ça passe (c’est une option, mais franchement pas la plus agréable !). Voici quelques méthodes simples à appliquer pour combattre la transpiration excessive à la racine et aider son corps à retrouver un équilibre hormonal sain !

Soutenir son foie

Chouchouter son foie, ça veut dire lui apporter des choses qui peuvent l’aider à mieux fonctionner, pour qu’il puisse retrouver une fonction normale et travailler de façon plus efficace (= les toxines n’ont pas besoin d'être évacuées via la transpiration)

Les légumes verts, les carottes, les aliments amers comme le pamplemousse sont particulièrement bénéfiques pour le foie et peuvent l'aider à retrouver une fonction normale et favoriser un équilibre hormonal sain.

La cure Clear également contient du romarin et de l'ortie, des plantes qui contribue à maintenir le fois en bonne santé et l'aident à travailler et à détoxifier l'organisme.

L'alimentation

Il n’existe pas d’aliments anti-transpiration, mais il existe certainement des aliments qui peuvent accentuer la transpiration et les odeurs.

Les aliments à éviter ou limiter :

  • Les plats épicés, l’ail, les oignons (surtout crus) : certaines épices persistent même après digestion et peuvent affecter la transpiration, comme quoi, l’ail ne fait pas que sentir mauvais de la bouche
  • L’alcool
  • Le café : il fait monter la température corporelle, ce qui peut se traduire par une transpiration excessive et donc une odeur plus forte (d'autant que le café peut aussi être un facteur de déséquilibre hormonal, il est bon de faire une pause de temps en temps)
  • Le chou (oui oui, c'est possible d'avoir une transpiration qui sent le chou)
  • Les graisses animales, la charcuterie, la viande rouge

Les aliments à favoriser : 

  • Les aliments bons pour le foie
  • Le persil : il libère de la chlorophylle, qui a un effet absorbant sur les odeurs corporelle (sur la transpiration ainsi que sur l'haleine)
  • La sauge : elle a des vertus naturellement anti-transpirantes, surtout si elle est préparée en infusion (c'est l'une des raisons pour laquelle la sauge est un ingrédient central de FLOW)

Les solutions “externes” : 

On peut aussi, en complément, cibler directement les bactéries responsables des odeurs. 

La première chose à faire et d’éviter de leur fournir un “terreau” fertile, c’est-à-dire des conditions de prolifération optimales. 

À éviter : 

  • les matières textiles synthétiques non respirantes 
  • Les anti-transpirants qui bloquent la transpiration temporairement (on le rappelle, la transpiration est essentielle à la régulation thermique = il faut bien que ça sorte !)
  • La nuit : les draps en matières peu respirantes
  • Les huiles et crèmes très riches sur le corps

Bye bye déodorant ?

Utiliser un gel lavant doux exfoliant (comme un soin lavant du visage, surtout s'il contient de l'acide salycilique) sur les aisselles 2 à 3 fois par semaine permet de limiter la présence des bactéries qui causent les odeurs corporelles, le tout sans déodorant ! En plus, ça permet de nettoyer les pores et d’éviter les éventuels boutons ou poils incarnés #doublebénéf

Cibler le problème à sa source

Si la cause d'une odeur corporelle plus forte est liée à un déséquilibre hormonal, la solution la plus durable, c'est de réguler les hormones pour attaquer la source même de ce symptôme. Dans un cycle hormonal sain et équilibré, la transpiration se régule automatiquement (à l'exception des situations de stress intense ou de fortes chaleur bien sûr). Quand il fait très chaud, la meilleure option reste de se trouver un coin ombragé, armée d'un bon livre ou d'un podcast et d'une infusion glacée...