Mes règles sont-elles normales ?
Les règles, tu le sais, c’est notre grande passion (les vraies ont la ref, #passionOmarSharif, oui, on a plus de 30 ans, et alors ?). Alors oui, on en parle souvent : régularité, aspect, comment soulager les douleurs etc. mais s’il y a un sujet dont on ne parle pas beaucoup, c’est bien leur quantité.
On s’est toutes déjà retrouvées dans une conversation entre copines à parler de tout, de rien et de règles et là, épiphanie, on se rend compte que l’une doit changer de tampon toutes les heures et ne peut pas dormir sereinement la nuit, même avec une serviette sous elle pour protéger les draps, alors que l’autre, ébahie, avoue ne pas avoir besoin de plus d’un protège-slip par jour.
Passons outre le fait que la nature est décidément TRÈS injuste, c’est quoi au fait, une quantité de sang NORMALE pendant un cycle ?
Règle n°1 : mieux vaut éviter de demander l’avis des hommes sur la question, souviens-toi par exemple de la Nasa qui a demandé à Sally Ride, une astronaute qui se préparait à une mission en orbite d’une semaine, si une boîte de 100 tampons allait lui suffire ou si elle avait besoin de rab. (#nojoke, ces hommes-là connaissent visiblement mieux le système solaire que le corps féminin)
“On se dit souvent que l’essentiel, c’est de les avoir, mais on oublie très souvent le reste..."
Pour répondre à la question, la quantité "normale" (= saine) de sang perdue pendant les règles c’est entre 6 et 70 ml par cycle [1], soit moins qu’un petit pot de yaourt, avouons-le, on est plutôt loin de la fameuse scène de The Shining.
Toutefois, il est à noter qu’on parle d’hypoménorrhée (hypo : inférieure à la normale) quand la quantité de sang perdue au cours des menstruations ne dépasse pas 25ml (soit un peu moins qu'un espresso) et d’hyperménorrhée (hyper = supérieure à la normale) à partir de 80ml [2]. On peut donc être considérée comme ayant des règles importantes sans être des règles “anormales” pour autant.
Cycle, durée, quantité : les repères pour savoir si tes règles sont normales
Chez l’adulte, on compte en général 21 à 35 jours entre le début de deux règles [3][4], et la durée de ton cycle peut varier de quatre ou cinq jours d’un mois à l’autre [4]. Les règles durent de deux à huit jours, cinq en moyenne [5].
Des cycles longs, au-delà de 35 à 40 jours, irréguliers ou qui s’arrêtent peuvent évoquer un SPOM (anciennement appelé SOPK) [7]. Et si ton retard de règles se prolonge, une consultation s’impose [3].
Comment savoir si tes règles sont trop abondantes ?
Au-delà de 80 ml de sang perdu par cycle, on parle de [2]. Les signes les plus parlants [2][6] :
- ta serviette ou ton tampon est plein en une à deux heures ;
- tu portes deux protections à la fois ;
- tu perds des caillots de plus de 2,5 cm ;
- tu débordes sur tes vêtements ou sur tes draps ;
- tes règles durent plus de sept jours ;
- tu es souvent fatiguée ou essoufflée.
Tu te reconnais dans un de ces signes, ou tes règles très abondantes ou longues perturbent ton quotidien ? Parles-en à ton médecin traitant [3][6].
De quoi les règles faibles ou abondantes sont-elles le signe ?
Des règles importantes et hémorragiques peuvent avoir des origines différentes, même si c’est généralement la même cause initiale : une croissance excessive de l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’utérus et qui est évacuée pendant les règles). Plus l’endomètre est important, plus les règles sont abondantes et/ou longues. De la même manière, des règles peu abondantes sont le signe d’un endomètre peu développé.
Les causes de règles abondantes
Le DIU (dispositif intra-utérin) en cuivre
Cette contraception non-hormonale n’a pas d’impact sur l’équilibre hormonal, mais peut causer une inflammation de l’utérus causant des règles beaucoup plus abondantes et souvent douloureuses, surtout pendant les premiers mois après la pose. Généralement, le flux devient moins important une fois que le corps s’est habitué, mais les règles restent plus importantes que sans ce dispositif.Excès d’œstrogènes et déséquilibre hormonal
En cas de déséquilibre hormonal, quand l’équilibre entre les œstrogènes et la progestérone est perturbé et que les œstrogènes sont présents en excès, ils peuvent entraîner un développement plus important de l’endomètre, ce qui cause des règles hémorragiques et longues.-
Endométriose et adénomyose
L’endométriose et l’adénomyose sont des maladies gynécologiques où des cellules similaires à celles qui tapissent l’utérus (l'endomètre) apparaissent sur d’autres organes. Pour l’adénomyose, cette prolifération de cellules se limite à l’utérus, le faisant parfois doubler voire tripler de volume. Ces cellules sont réceptives aux fluctuations hormonales, à l’arrivée des règles elles se détachent, causant une inflammation interne et des douleurs très fortes, en plus des saignements souvent importants. -
SOPK
Certaines personnes qui souffrent de SOPK souffrent également de règles très abondantes. Ici aussi, c’est souvent le signe d’un excès d’œstrogènes : la muqueuse utérine s’est développée de manière trop importante, parfois pendant plusieurs mois, et les règles, même si elles sont irrégulières, peuvent être extrêmement importantes. -
Préménopause et adolescence
La production de progestérone étant entre autres corrélée à l’ovulation, les [2], présents notamment à l’adolescence et pendant la préménopause, causent aussi souvent un excès d’œstrogènes qui se traduit par des règles importantes et des flux anarchiques.
D’autres causes existent. Les peuvent donner des règles plus abondantes et plus longues, parfois avec des caillots [8][9], tout comme les polypes de l’endomètre [2]. Un trouble de la coagulation, comme la , ou certains médicaments anticoagulants peuvent aussi être en cause [2][6].
C'est grave ?
En soi, pas vraiment, car même si on a des règles hémorragiques, c'est toujours "que" du sang menstruel qui s'écoule, aucun risque de se vider de son sang donc. Le principal problème réside dans le fait que des règles très abondantes peuvent être extrêmement handicapantes, dans le sens où une protection menstruelle classique ne suffira sans doute pas, la peur de la tache est hyper présente et l'on cherche en permanence à localiser les toilettes les plus proches. Pas fun.
L'autre risque, c'est la fatigue et l'anémie. Des règles abondantes peuvent faire chuter le taux d'hémoglobine dans le sang [2]. (Au cas où tu aurais oublié, rappelle-toi, l'hémoglobine, les globules rouges etc. c'est ça.)
Les meilleures sources de fer sont : les viandes rouges (foie de veau, steak...), les fruits de mer (palourdes, huîtres, moules...), les légumineuses (lentilles, haricots blancs, pois chiches...), le tofu, les poissons gras (sardines, maquereau, saumon...), les oléagineux (noix, pistaches, amandes, noisettes, graines...), les légumes verts (blettes, épinards, brocoli).
Attention : le fer non héminique (celui que l'on trouve dans les sources végétales et les œufs) est moins bien absorbé par l'organisme que le fer héminique (viandes et poissons), pour en favoriser l'absorption, on peut accompagner sa consommation de vitamine C.
PS : L'ortie est une source remarquable de fer et de vitamine C (et de tout un tas d'autres nutriments, dont le magnésium, le calcium, la silice, la vitamine A, K, en plus d'être une formidable source de protéines). Est-ce qu'on a déjà évoqué le fait qu'on aimait l'ortie ?
Fatigue, douleurs : quand consulter ?
Pâleur, fatigue, essoufflement à l’effort, maux de tête : ce sont des signes possibles d’anémie par carence en fer [10]. Une prise de sang (hémogramme et dosage de la ) permet de la repérer [10]. Tu peux le dire simplement : « Mes règles sont devenues beaucoup plus abondantes depuis quelques mois. Pouvez-vous me prescrire un bilan sanguin ? » Consulte aussi si tu saignes entre les règles ou après un rapport [6].
Et si tes règles font très mal, que le paracétamol ou les anti-inflammatoires ne te soulagent pas et te font rater cours ou travail, parles-en : ces douleurs peuvent évoquer une endométriose [11].
Peut-on faire diminuer la quantité de ses règles ?

Oui et non. En soi, on ne peut pas faire diminuer le volume de ses règles directement, on peut cependant traiter l’origine du problème : l’inflammation et le déséquilibre hormonal.
Chez les personnes qui portent un DIU en cuivre, le corps finit par s’habituer et le volume diminue naturellement au bout de quelques mois. Pour d’autres, seul le retrait du stérilet résout le problème et leur permet de mettre fin à l’inflammation et aux douleurs.
En cas de déséquilibre hormonal, c’est ce problème qu’il faut traiter : grâce à certaines plantes qui aident à rétablir l’équilibre entre les hormones, réduire l’inflammation et diminuer le volume des règles, on peut réussir à diminuer le flux sanguin de manière durable.
Pour l’endométriose, c’est un sujet malheureusement encore trop peu étudié, il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique qui permet de guérir de cette maladie. Généralement, deux formes de traitement sont proposées : opérer pour retirer les lésions endométriales ou la pilule contraceptive, souvent prise en continu afin de stopper les variations hormonales et de créer une “ménopause artificielle”, arrêtant les saignements de règles.
Mais on peut aussi choisir de vivre son endométriose sans traitement médicamenteux : en adaptant son alimentation, privilégiant une alimentation anti-inflammatoire, en se faisant accompagner par un·e naturopathe spécialisé·e, la sophrologie, le yoga de la Femme…
De nombreuses plantes comme l'achillée millefeuille, l’alchémille ou encore l'angélique permettent également d’aider à soulager les douleurs causées par l’endométriose et réduire l’abondance des règles.
Et les règles peu abondantes dans tout ça ?
-
Faire la différence entre le spotting et des règles peu abondantes
Les spottings sont des saignements intermenstruaux, par définition, ils arrivent en dehors des règles, ce ne sont donc pas des règles. Le sang est souvent plus foncé, voire brun, car il s’est oxydé au contact de l’air.Si tu as des spottings avant tes règles (on considère le premier jour des règles le premier avec des vrais saignements qui nécessitent l’utilisation d’une protection menstruelle : tampon, serviette, cup…), c’est peut-être le signe d’un manque de progestérone.
La progestérone est l’hormone de la phase lutéale, c’est-à-dire de la période entre l’ovulation et les règles. Son rôle est de maintenir l’endomètre afin de créer les conditions idéales à la nidation d’un ovule fécondé. Un taux de progestérone faible peut faire que l’endomètre commence à se détacher avant l’arrivée des règles, un cycle plus court que la normale, des problèmes de fertilité. La progestérone ayant également un effet anxiolytique naturel, c’est notamment un taux faible qui peut être à l’origine des symptômes psychiques du SPM (syndrome prémenstruel) : anxiété, état dépressif, sautes d’humeur, trouble du sommeil…
Les règles rose clair, sont-elles des vraies règles ?
Un flux faible, de couleur rose clair indique un taux d’œstrogènes faible : l’endomètre ne s’est pas suffisamment développé, il y a donc moins à évacuer, les règles se mélangent aux pertes vaginales et contiennent peu de sang, elles durent quelques jours seulement.Les règles peu abondantes, est-ce un problème ?
Un manque d’œstrogènes peut causer des problèmes de fertilité, car la possibilité de cycle anovulatoire est présente. D’autre part, un ovule fécondé aura plus de difficulté à s’accrocher à un endomètre peu développé.
Un saignement léger à la date prévue et une grossesse possible ? Fais un test : chez les femmes en âge d’avoir des enfants, la grossesse est la cause la plus fréquente de saignements anormaux [12], et c’est aussi toute la question des règles anniversaires.
Alors, quelles solutions existent ?
Les solutions naturelles
Parmi les plantes les plus efficaces pour aider à réguler le cycle et les flux importants ou anarchiques (y compris ceux provoqués par le stérilet en cuivre), réduire les spottings, améliorer la régularité du cycle et combattre la douleur, on retrouve l'achillée millefeuille, l'alchémille, la sauge, l'angélique, qui font toutes partie de notre tisane FLOW. Les ingrédients de la tisane participent également à soulager les douleurs liées à l'endométriose.
Les propriétés anti-inflammatoires de la cure CLEAR que l'on doit à l'ortie, le curcuma et le zinc, permettent aussi de soulager les douleurs et l'inflammation interne causés par l'endométriose ou un DIU.
Enfin, pour rétablir le rapport entre œstrogènes et progestérone et équilibrer le cycle, autant dans sa durée que dans sa "qualité", on retrouve BALANCE, grâce notamment au gattilier et l'actée à grappes, qui permettent de faciliter la "transition" entre les différentes phases du cycle et de favoriser une ovulation saine et un cycle harmonieux.
Pour en savoir un peu plus sur tes règles et ton profil hormonal, teste tes symptômes grâce à notre diagnostic menstruel. Excès d'œstrogènes, inflammation, excès d'androgènes, nos cures sont là pour répondre à tous les profils et t'aider à rééquilibrer tes hormones grâce à leur formulation 100% naturelle, à base de plantes et de minéraux essentiels à l'équilibre du cycle féminin.

Pour aller plus loin et t'aider à maximiser les effets des cures obtenir des résultats durables, notre ebook "La méthode 28 jours" est offert avec chaque coffret acheté. Ce guide de 150 pages a été spécialement conçu pour t'aider à mieux comprendre tes symptômes, apprendre à écouter ton corps et rétablir un cycle menstruel sain et sans douleurs de manière durable.
Tu peux aussi commencer par faire la détox de Printemps dans un premier temps, qui t'aidera à démarrer et te motiver pour rééquilibrer tes hormones durablement !
Sources
- Manuels MSD pour le grand public, « Le cycle menstruel » : msdmanuals.com
- Manuels MSD pour les professionnels, « Saignement utérin anormal » : msdmanuals.com
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Informations et conseils sur les règles ou menstruations » : ameli.fr
- Fondation pour la recherche médicale, « Métabolisme : comment expliquer la régularité du cycle menstruel ? » (2025) : frm.org
- Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), espace grand public, « Le cycle menstruel » : cngof.fr
- NHS (service public de santé britannique), « Heavy periods » : nhs.uk
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Syndrome des ovaires polykystiques : symptômes, diagnostic et évolution » : ameli.fr
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Fibrome utérin : définition et apparition » : ameli.fr
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Fibrome utérin : symptômes, diagnostic et évolution » : ameli.fr
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Anémie par carence en fer : symptômes et diagnostic » : ameli.fr
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Endométriose : symptômes, diagnostic et évolution » : ameli.fr
- Manuels MSD pour le grand public, « Présentation des troubles du cycle menstruel » : msdmanuals.com