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Douleurs de règles : les remèdes de grand-mère

Encore aujourd'hui, on s'entend souvent dire que "c'est comme ça, c'est normal d'avoir mal pendant ses règles" (non). Étant donné que la recherche médicale n'a pas l'air archi-pressée de trouver une solution pour soulager les règles douloureuses, il est temps de faire appel à celles qui savent et qui sont déjà (maintes maintes fois) passées par là : nos grands-mères
 
D’abord, essayons de comprendre un peu ce qui se passe et quelles sont les causes des douleurs de règles.

Pourquoi j’ai mal quand j’ai mes règles ?

En premier lieu, il est important de comprendre que les douleurs de règles ne sont pas “normales” et que ça ne fait pas “partie de la vie d’une femme” (enfin, oui mais non, dans les faits, ça en fait partie, mais c’est pas une raison pour l’accepter sans broncher car il existe des solutions pour les soulager).

Deuxio, si tes douleurs de règles sont très (très) fortes, que tu as toujours mal une fois que les règles sont finies, que la douleur irradie dans le bas de ton corps (bassin, cuisses), c’est peut-être le signe d’une endométriose ou d’une autre maladie gynécologique. Dans ce cas, certains remèdes peuvent apporter une amélioration, mais il est quand même essentiel de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic précis. On ne répétera jamais assez l’importance de mettre des mots sur ses maux : comprendre l’origine de ses douleurs, c’est reprendre le pouvoir et le premier pas vers une amélioration.
Si tu soupçonnes souffrir d’endométriose mais que tu ne sais pas vers qui te tourner, tu peux contacter l’association Endofrance : des bénévoles en région sont là pour apporter un soutien de proximité et pour orienter vers des spécialistes qui pourront t’aider efficacement en fonction de ton parcours.


Quand on dit douleurs de règles, on pense certes aux crampes et contarctions, au mal de ventre, mais bien souvent, ça ne se limite pas à ça (ben oui, si c’était que ça ce serait trop facile). Le plus souvent, des règles douloureuses s’accompagnent d’autres symptômes : problèmes et douleurs digestives (gaz, diarrhée, constipation, tout peut y passer), insomnie, mal de tête, fatigue, nausées, hypersensibilité à la douleur (prends note, ça vaut le coup d’y penser avant de planifier ta prochaine épilation) et, de manière générale, un système immunitaire qui n’est pas au top.
Tous ces symptômes sont évidemment interconnectés : les insomnies causent de la fatigue, un système immunitaire affaibli augmente la sensibilité à la douleur, les douleurs digestives peuvent jouer un rôle sur les nausées etc. Mais ils on surtout une origine commune, c’est bien sûr une question d’hormones et de déséquilibre hormonal.

LE RÔLE DES HORMONES

En principe, quand les hormones sont équilibrées, la transition entre les différentes phases du cycle ne devrait pas trop poser de problèmes. Mais quand il y a un déséquilibre (dans 80% des cas, un excès d’œstrogènes), c’est là que les choses se gâtent. Un excès d’œstrogènes peut causer différents types de symptômes (ou tout à la fois, si vraiment, la nature a décidé de nous faire la fête), d’une part parce que les œstrogènes ont tendance à favoriser l’inflammation, et d’autre part parce qu’un taux trop important signifie que leur taux risque de baisser brutalement. Les œstrogènes étant entre autres responsables du système immunitaire (si les hommes sont K.O. à cause d’un simple rhume, en voici l'explication scientifique), leur chute brutale entraîne une baisse de la qualité des défenses immunitaires : on se sent faible, fatiguée, on a du mal à se concentrer (et le moral dans les chaussettes aussi, mais c’est pas le sujet), du coup, l’inflammation monte en flèche, et avec elles, les douleurs. Trop d’œstrogènes, ça veut aussi dire que l’équilibre entre œstrogènes et progestérone est perturbé. Un taux de progestérone trop faible peut entraîner : fatigue, difficultés de concentration, insomnies, migraines.

Si toi aussi, tu en a marre de souffrir mais que tu n’as pas envie de te bourrer de doliprane tous les mois (dont on sait maintenant que la prise régulière est déconseillée et dangereuse), on a la solution pour toi. Par chance, on n’est pas les premières à passer par la case règles, nos mères, grand-mères et ancêtres de génération encore plus anciennes sont déjà passées par là et elles nous ont laissé quelques conseils et astuces qu’on a rassemblé ici.

DOULEURS DE RÈGLES : LES REMÈDES NATURELS

1. La bouillotte


Un classique de chez les classiques ! La bouillotte d’eau (pas trop) chaude, ou la bouillotte sèche qui contient des noyaux de cerise, des graines de lin ou encore du riz (si tu as besoin d’un tuto facile, youtube est ton ami). Comment ça marche ? La chaleur aide les organes et les muscles à se détendre, elle a un effet antispasmodique (soulage les crampes) et décongestionnant.  Appliquer de la chaleur sur le bas-ventre permet de diminuer les contractions de l’utérus et les douleurs du bas du dos. Utérus détendu = utérus heureux, on n’en demande pas plus !

2. Le yoga


O.K. ce n'est pas vraiment un remède de grand-mère, on le concède (à moins d’avoir une grand-mère comme celle-là, ou très très avant-gardiste, qui a fait le tour de l'Inde avant que le yoga ne se démocratise en Occident). Le yoga est une activité complète, qui calme le corps et l'esprit, hyper bénéfique pendant les règles (et en dehors). Faire du yoga permet de se détendre autant physiquement que mentalement et de libérer les tensions accumulées dans tout le corps et de réduire le stress. Plus spécifiquement, certaines postures de yoga aident à soulager les douleurs liées aux règles, détendre les organes internes, éliminer les blocages et faciliter la circulation du sang et l’évacuation des règles. Retrouve notre sélection de postures de yoga faciles pour soulager les douleurs de règles.

3. Les massages

Pourquoi c’est efficace ? Comme le yoga, les massages abdominaux aident les organes à se détendre et à soulager les douleurs. En plus, prendre quelques minutes pour prendre soin de soi permet de se détendre et produit des hormones du bien-être, ce qui calme le corps et l'esprit. On peut upgrader le massage en choisissant des huiles essentielles qui soulagent les douleurs de règles, car elles aident les muscles à se relaxer et ont, pour certaines, une action anti-inflammatoire. C’est notamment le cas de la sauge, l’origan, l’ylang-ylang. Attention à ne jamais utiliser d'huiles essentielles pures. Avant de les utiliser, on dilue quelques gouttes à une huile ou crème pour profiter de leurs bienfaits et se masser le bas-ventre en faisant des mouvements circulaires. Pour les maux de tête, la menthe poivrée massée sur les tempes aident le sang à circuler et diminuer les tensions.
Précaution : les huiles essentielles ne sont pas sans danger, il est recommandé d’en faire un usage informé et de demander conseil à son pharmacien/herboriste avant toute utilisation.

4. Le gingembre et le curcuma


Si les aliments épicés sont plutôt à éviter pendant les règles, le gingembre lui, est ton allié. C’est un puissant anti-inflammatoire multi-fonction qui permet de soulager les douleurs de règles, lutter à la fois contre l’inflammation, les migraines et les nausées ! Pas d’excuses, c’est le moment idéal d’aller payer une visite à ton restaurant Thaï préféré !

Pareil pour le curcuma : anti-inflammatoire, anti-douleur, il aide à réguler la digestion et soulager les douleurs inflammatoires. Bonus : il a un effet énergisant anti-fatigue et permet de lutter contre l’acné.

Si tu as besoin d'inspiration sur comment les utiliser, checke ici notre recette de Golden Milk anti douleurs de règles.

Et pour faire simple, tu peux aussi tester notre cure CLEAR, Ce n’est pas sans raison que le curcuma est l'un des ingrédients principaux de sa formule anti-inflammatoire. Au vu de ses super-pouvoirs anti-douleurs, le curcuma est l’allié parfait en cas de douleurs digestives, d’acné hormonale, mais permet aussi de soulager les règles très douloureuses et participe à réduire l'inflammation causée par un DIU en cuivre ou l'endométriose.

5. Les aliments riches en magnésium 


Une alimentation saine et équilibrée permet plutôt de prévenir les douleurs que de les guérir, mais certains aliments peuvent aider à diminuer les crampes responsables des douleurs, notamment ceux riches en magnésium ou omégas. Nos préférés, à consommer sans modération : les bananes, le chocolat (noir à plus de 70% de cacao), les petits poissons gras, l’avoine, les avocats, les légumes verts de type épinards et blettes, le beurre de cacahuète (100% cacahuètes, sans sucres ou graisses ajoutées), les oléagineux et les graines ou l’huile de lin.

Bonus : une bonne partie de ces aliments sont riches en tryptophane un acide aminé essentiel, qui permet au corps de métaboliser la sérotonine, aka l’hormone du bonheur.


Le savais-tu ?
À cause de nos modes de vie modernes et de l’appauvrissement des sols, nous sommes quasi toutes carencées en magnésium. Même les aliments les plus riches n’en contiennent plus autant qu’avant. S'y ajoutent le stress, l’alcool, la prise de la pilule qui sont  des “facteurs aggravants” puisqu’ils ont tendance à épuiser les "stocks" de magnésium l’organisme. La conséquence ? Fatigue, SPM plus intense, déséquilibre hormonal, douleurs musculaires, règles douloureuses, ballonnements, états dépressifs...

C'est notamment le magnésium qui permet à la cure BALANCE d'être aussi efficace. C'est un allié redoutable pour faire face au stress et contre les symptômes physiques et émotionnels du SPM : si les personnes carencées ressentent des premières améliorations de leurs symptômes après une ou deux semaines de prise, c'est en grande partie grâce au magnésium.

6. L’eau

Ça parait bête dit comme ça, évidemment qu’on boit de l’eau quand on a nos règles ! En boire oui, mais suffisamment ? Bien s’hydrater est encore plus important pendant les règles (on ne compte que l’eau pure, pas le café, ni le thé, ni les infusions). S’hydrater permet d’aider à prévenir les crampes et les douleurs menstruelles et musculaires, réduire les maux de tête, améliorer le confort général et digestif et faciliter la circulation sanguine, ce qui permet au corps d’évacuer plus facilement le sang menstruel.

7. Les plantes médicinales


Certaines plantes ont des super-pouvoirs quand il s’agit de soulager les douleurs de règles, mais aussi tout un tas d’autres symptômes qui viennent avec. Les plantes comme l’alchémille et l’achillée millefeuille aident à réduire les douleurs et les crampes, tout en soulageant les troubles digestifs qui accompagnent les règles et la phase prémenstruelle. La menthe et l’hibiscus ont un effet anti-fatigue et rafraichissant, en plus de réduire l’inconfort digestif, les ballonnements et les nausées. Pour les douleurs les plus coriaces, y compris celles associées à l’endométriose, il y a l’angélique et les feuilles de framboisier, dont on dit qu’elles sont névralgiques, c’est-à-dire qu’elles ciblent les douleurs que les anti-douleurs classiques ne parviennent pas à soulager. Et pour finir, la sauge réduit les crampes et régule la température corporelle (bye bye bouffées de chaleur et suées nocturnes, bonjour nuits sereines avant et pendant les règles). Plutôt impressionnant pour des herbes sauvages, non ?

Retrouve ces plantes dont les bienfaits contre les douleurs de règles et pour le confort menstruel sont connus depuis des dizaines de générations dans notre tisane FLOW : 7 plantes pour soulager les douleurs et les autres symptômes associés aux règles.