Pourquoi j’ai envie de chocolat avant mes règles ?

Une envie soudaine de chocolat, de gras, de sucré, qui se traduit souvent en mini-carnage des placards de la cuisine et du frigo, voilà un symptôme fréquent du syndrome prémenstruel. D’après l’étude Circles, plus de 70% des femmes connaissent bien ce symptôme  qui se produit quelques jours avant les règles et annonce généralement qu’elles ne vont pas tarder.

On désigne par le mot fringale une faim accrue, ainsi que des envies soudaines ou spécifiques de certains aliments ou certaines saveurs (sucré, salé, gras, ketchup, fromage, cornichons, tout peut y passer, y compris des associations de saveurs inhabituelles).

 

 

Qu’est-ce qui cause les fringales avant les règles ?

Sans surprise, c’est bien encore une fois (plus ou moins directement) une question d’hormones, mais d’autres facteurs viennent souvent s’y ajouter.

Cause n°1 : l’excès d’œstrogènes

L’excès d’œstrogènes est le déséquilibre hormonal le plus fréquent chez les personnes menstruées. D’une part, un taux d’œstrogènes élevé entraîne parfois une forme d’hyperglycémie chronique : le corps cherche à maintenir cette glycémie et à “combler le vide” dès que celle-ci commence à baisser. Un joli cercle vicieux qui nous pousse à manger plus, et plus sucré.

Cause n°2 : La fatigue

L'un des symptômes les plus fréquents du syndrome prémenstruel, c’est la fatigue. Si tu as déjà enchaîné une journée de boulot sur une nuit avec très peu ou pas de sommeil du tout, tu sais sans doute de quoi on parle : à partir d’un certain point, même sans avoir particulièrement faim, tu te retrouves à consommer des aliments souvent gras et sucrés. Il faut savoir que le sucre, c’est le carburant n°1 de ton cerveau (et de tes muscles). Quand le corps et ton cerveau, sous l’effet de la fatigue, a l’impression de manquer de carburant, il se met en mode SOS et cherche à tout prix un moyen de se réveiller. Hormis une bonne nuit de sommeil, la source la plus accessible pour se remettre en forme, c’est de consommer des aliments sucrés.

Cause n°3 : La résistance à l’insuline et l'excès d’androgènes

Dans ce cas-ci, les fringales sont moins localisées à l’approche des règles, mais plutôt un état chronique. L’insuline, c’est une hormone sécrétée au niveau du pancréas. Son rôle est de signaler à l’organisme qu’il faut diminuer le taux de sucre, ce qui participe à déclencher la sensation de satiété. En cas de résistance à l’insuline, les cellules du foie, des muscles et des tissus graisseux deviennent moins sensibles à cette hormone. Cette résistance a pour effet que le corps ne parvient pas à utiliser correctement le sucre présent dans le sang et en demande donc davantage, ce qui peut entraîner une hyperglycémie chronique. Cette hyperglycémie à son tour a des conséquences hormonales puisqu’elle cause une inflammation, peut affecter la production de cortisol (l’hormone du stress) et un excès d’androgènes. La résistance à l’insuline est un symptôme fréquent chez les personnes touchées par le SOPK et explique notamment les difficultés que beaucoup de personnes rencontrent à perdre du poids, car le sucre est stocké sous forme de tissu adipeux plutôt que d’être utilisé par les muscles.

Cause n°4 : Le manque de progestérone, ou les fringales émotionnelles

La progestérone est l’hormone de la phase lutéale (entre l’ovulation et le début des règles), elle a un effet calmant, antidépresseur et “soporifique”. Un taux de progestérone bas a pour effet d’affecter l’humeur (anxiété, irritabilité, sautes d’humeur), le sommeil (insomnie, fatigue) ou le bien-être mental (état dépressif, tristesse, émotivité). Face à ce genre de symptômes, le cerveau essaie de compenser et cherche des sources de stimulation énergétique pour pallier la fatigue, mais aussi des sources de bien-être pour contrebalancer les effets sur l’humeur. L’alimentation a bien évidemment une forte dimension psychologique et émotionnelle, manger un aliment que l’on apprécie, surtout s’il est sucré, permet de libérer de la dopamine (un neurotransmetteur impliqué dans le sentiment de récompense, de satisfaction et qui joue un rôle important dans la capacité à se concentrer).

Quand l’équilibre entre progestérone et œstrogènes est perturbé, l’estime de soi est aussi souvent affectée. Des études montrent que les personnes souffrant de troubles alimentaires compulsifs (TCA) connaissent une majorité de crises d’hyperphagie ou de boulimie pendant la phase prémenstruelle. Le poids psychologique important de ces crises a bien évidemment tendance à accroître encore davantage les symptômes émotionnels du syndrome prémenstruel et peut entraîner un cercle vicieux de comportements auto-destructeurs.

Le rôle de la sérotonine

La sérotonine est autre neurotransmetteur, l’hormone du bonheur. La sérotonine serait métabolisée en grande partie dans les intestins, ce qui semblerait confirmer l’expression selon laquelle “le bonheur passe par l’assiette”. Par ailleurs, certains aliments comme le chocolat ou les bananes contiennent du Tryptophan, un enzyme à partir duquel le corps produit de la sérotonine. Le chocolat (noir) peut donc vraiment rendre heureux !

Faut-il résister ou céder aux fringales ?

C’est bien la problématique essentielle de la question. À travers tout symptôme, notre corps cherche bien sûr à communiquer avec nous et à nous signaler un besoin. Si on a faim, il faut manger, quand on a soif, il faut boire, quand on a sommeil, il faut dormir.

Il faut bien sûr écouter les signaux que le corps nous envoie et y répondre, mais il est aussi important de comprendre l’origine de ces symptômes. Avoir faim n’est pas tout à fait la même chose que d’avoir des envies soudaines de crème glacée, de chips, de barres chocolatées.

Comment faire la différence entre faim et fringale ?

Observer les autres symptômes.

Avant de “céder” on peut se poser la question de son état émotionnel actuel. Est-ce que je suis anxieuse ? Ai-je du mal à me concentrer ? Suis-je fatiguée ? Quand est-ce que j’ai mangé la dernière fois ? En répondant à ces questions, on peut mettre en perspective le ressenti de son corps et déceler si la faim soudaine qu’on ressent peut être liée à de la fatigue, un manque de stimulation ou si c’est simplement l’heure de se nourrir.

Quelles solutions pour combattre et soulager les fringales ?

Une alimentation riche en protéines, fibres et bonnes graisses

Bien se nourrir, c’est la meilleure façon de combattre les fringales avant même qu’elles n’apparaissent. Consommer une variété de légumes verts, des noix, des poissons gras, des œufs, des épices anti-inflammatoires permet d’augmenter le sentiment de satiété, de soutenir naturellement un équilibre hormonal sain, de combattre l’inflammation et de réguler la glycémie.

Bouger

Quand on ressent une envie de sucre parce que le cerveau est en recherche urgente de stimulation, on peut d’abord commencer par une autre source d’hormones du bien-être : l’activité physique. Il ne s’agit bien sûr pas de courir un marathon plutôt que de manger un morceau de chocolat, mais plutôt d’aller faire un tour et prendre l’air pendant une dizaine de minutes et pourquoi pas en profiter pour déguster une glace dans un parc plutôt que de grignoter quelque chose devant son ordinateur.

Combattre l’inflammation

L’inflammation joue un rôle essentiel dans les envies soudaines de sucre ou de gras, que ce soit en cas de résistance à l’insuline, de SOPK ou d’excès d’œstrogènes. Combattre l’inflammation permet non seulement de lutter contre les fringales, mais aussi de soulager les symptômes digestifs comme les douleurs, la diarrhée, la constipation. Les épices inflammatoires comme le curcuma permettent de réduire l’inflammation, mais le curcuma a aussi un effet hypoglycémiant, c’est-à-dire qu’il équilibre naturellement la glycémie. C’est aussi le cas de la bardane, que l’on retrouve avec le curcuma dans la cure CLEAR, notre cure anti-inflammatoire phare, qui permet d’aider à soulager les symptômes de l’inflammation et de l’excès d’androgènes comme l’acné et la perte de cheveux mais aussi les fringales et les troubles digestifs.

Satisfaire une fringale de la “bonne façon”

D’une pierre deux coups ! Si on a faim, il faut bien sûr manger, mais on peut choisir de se faire plaisir, satisfaire son appétit tout en prenant soin de ses hormones. Nos snacks préféés pour satisfaire une fringale sucrée : les bananes, le chocolat noir, le beurre de cacahuète, les fruits frais, un smoothie vitaminé… et pour une fringale salée : le hummus, les olives, des rillettes de poissons… Ne pas oublier de prendre le temps de les savourer et d’apprécier le moment et le goût des aliments. L’avantage de préférer des snacks “healthy”, surtout s’ils sont riches en protéines, bonnes graisses ou en vitamines et minéraux, c’est qu’ils peuvent contribuer à réduire l’inflammation et prévenir l’apparition des douleurs de règles, de l’acné et réduire les autres symptômes du SPM.

S’attaquer à la racine du problème : le déséquilibre hormonal

Last but not least. Pour réellement lutter contre les fringales et le syndrome prémenstruel, il faut s’attaquer à la racine du problème : le déséquilibre hormonal. La cure BALANCE a été formulée spécialement formulée pour adresser tous les facteurs pouvant influencer l’apparition des fringales. Grâce au gattilier, elle permet de rééquilibrer les hormones de manière naturelle et de combattre les symptômes physiques et émotionnels du syndrome prémenstruel, tandis que le ginkgo, le magnésium et la rhodiole ont un effet équilibrant sur l’humeur. Ils aident à augmenter la résistance au stress, booster la performance physique et la concentration, favoriser un sommeil réparateur, harmoniser l’humeur et réduire la fatigue, ce qui fait que le cerveau a moins besoin de “stimulation d’urgence”.

Retrouve BALANCE et CLEAR dans notre coffret Rééquilibrage et Détox, le duo parfait pour rééquilibrer tes hormones en douceur et mettre fin au syndrome prémenstruel.